Sixmone
« C’est l’histoire d’une fille qui se pose des questions. Elle a des angoisses et des tas de problèmes. Et elle souffre. Oh, elle sait souffrir, mais elle
est plus forte que les autres et elle cache sa souffrance, parce que personne ne pourrait comprendre ça.
Aveugle et tordue de l’intérieur, elle se fait vomir au-dessus de la cuvette des chiottes parce que la vie est si horrible, et elle est fière que personne ne sache à quel point elle est un être
d’exception.
Ca la rassure mais pourtant elle a tort. Parce que pendant ce temps, elle vit dans la peur et dans le mensonge. Il faut qu’elle comprenne qu’elle s’est trompée. Toutes ces histoires de minceur,
de balance et de calories, ce n’est pas le problème. C’est plus grave que ça. » Extrait de Thornytorinx de camille de Peretti.
Ces lignes j’aurais pu les écrire moi-même, elles reflètent tellement ce qu’est ma vie depuis si longtemps, la haine que je voue à mon corps…
Donner aux autres l’image de soi qu’ils attendent, surtout ne pas décevoir, être parfaite encore et toujours, je sais très bien faire, j’en suis même arriver à certains moments à me persuader de ma perfection mais cela n’a pas duré.
La vérité c’est que la vie me tétanise, qu’à force de me mentir je ne sais pas qui je suis vraiment, la vérité c’est que cette inconnue tapie sous mon visage me fait terriblement peur.
J’ai consulté tout un tas de thérapeutes, un magnétiseur, un acupuncteur, un hypnotiseur, à chaque fois j’étais sure d’avoir trouvé la solution, à chaque fois j’avais un sursis de quelques jours, voire même quelques semaines dans mes crises de vomissements, je revivais, je reprenais confiance en moi, j’avais envie d’y croire mais ça ne « tenait » jamais et je dirais même plus qu’à chaque fois je retombais plus bas.
Aujourd’hui je n’ai plus le choix, il faut que je réagisse, que je trouve un moyen de stopper cette spirale dépresionniste pour tout simplement survivre, j’en
suis à ce point là : Trouver un moyen de survie. J’ai rendez-vous cette semaine chez un psychiatre, rien que d’écrire le mot j’en tremble, c’est tomber tellement bas pour moi, c’est admettre
que je suis malade pour de bon, c’est admettre l’éventualité d’un traitement, et j’ai tellement peur…….. Mais je vais être courageuse, affronter enfin….Enfin je vais essayer !
Ce soir j’ai posé ce livre sur la table de la cuisine, comme un dernier SOS, une bouteille à la mer, il a lu la dernière de couverture, a reposé le livre et est
parti se servir un coca, je suis définitivement seule………..Ça aussi je dois l’admettre.
Trois amis, un homo, un intello et un macho, donnent leur avis sur le penis, sa force, ses faiblesses.
Il s'agit de proposer aux spectateurs, eux aussi venus assister à cette réunion, un panel de toutes les péripéties qu'un pénis peut faire vivre à son homme. Mais aussi et surtout de mener une
introspection dans laquelle chaque personnage, à travers un parcours anecdotique bien singulier, livrera ses états d'âme. Ce chemin sera plein d'accidents, d'embûches, de joie, de plaisir et
d'amour.
Nous n'avions pas pu réserver et il a fallu jouer des coudes pour arriver à avoir une place devant la salle, mais ça en valait le coup, nous avons vraiment beaucoup rit et ça fait du bien de rire
surtout des hommes :-).
Ce qui a été surtout très chouette c'est l'interactivité avec le public masculin, les prises à partie..la timidité de certains...cela dit on n'apprend pas mal de choses!
Bref une pièce à voir si on veut passer un moment drôle et lèger, ils seront à Paris à l'automne il me semble.
A la sortie un des acteurs distribuait des flyers pour le spectacle suivant, une dame d'une soixantaine d'année s'approche de lui et lui lance "il vaut mieux une petite travailleuse qu'une grosse
fainéante".........
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